Cabinet Chopini
Enquêtes par le jeu
L'histoire de l'Inspecteur

L'Inspecteur Chopini

Un renard, un bus, un chat en ouate. 32 ans d'enquêtes.

Inspecteur Chopini

« Aucune affaire ne résiste au bon jeu. Encore faut-il prescrire le bon jeu, à la bonne famille, au bon moment. »

Tout petit déjà

L'Inspecteur Chopini est né dans une portée de quatre, au-dessus d'une boutique de jeux à Vevey. La boutique appartient à sa famille depuis très longtemps.

À cinq saisons, ses parents lui interdisent les Mémory de famille. Il gagne toutes les parties. Il dit que c'est facile, que les yeux des autres joueurs ne mentent jamais.

À l'école, ses bulletins sont gentils mais un peu inquiets. « L'enfant est intelligent. Il préfère jouer pendant les leçons. »

Chopini enfant et ses trois frères et sœurs jouent dans la mansarde au-dessus de la boutique de jeux familiale, à Vevey.
Quatre frères et sœurs. Chopini est celui qui regarde les cartes.

La toute première affaire

Le jeune Chopini joue au Mille Bornes avec M. Berthoud, un vieux hérisson, dans une petite cuisine d'automne. Une cuillère à café est visible dans le tiroir au pain en arrière-plan.
M. Berthoud, dossier n° 1. La cuillère, dans le tiroir au pain.

Un soir d'automne 1994, un voisin frappe à sa porte. M. Berthoud, retraité, qui habite à côté. Sa cuillère à café disparaît tous les matins.

Le jeune Chopini propose une partie de Mille Bornes. Six minutes plus tard, le mystère est résolu : la cuillère se cachait dans le tiroir au pain. M. Berthoud l'y rangeait sans s'en rendre compte chaque matin, en attrapant sa baguette.

Le voisin est reparti bouleversé. Le lendemain matin, le jeune Chopini a accroché une plaque sur sa porte : Cabinet Chopini, enquêtes par le jeu.

Comment il fait

Quand l'Inspecteur arrive chez vous, il sonne. Il accepte la tasse de thé qu'on lui propose, mais il ne la boit jamais. Il regarde les murs, les meubles, le chien s'il y en a un. Il pose des questions étranges. Sur les couloirs. Sur ce qu'on fait avant de dormir. Sur l'endroit où on range le sucrier.

Il prend des notes dans un calepin un peu petit pour ses pattes.

Puis il sort à son bus, fouille dans le coffre, et revient avec une boîte. Le foyer joue. L'Inspecteur observe, sans intervenir, sans aider, sans parler.

À un moment de la partie qu'il est seul à savoir reconnaître, la cause apparaît.

Cette cause est presque toujours banale. Un courant d'air. Un voisin distrait. Une mémoire qui flanche. Un enfant qui cache quelque chose. Mais on ne l'aurait jamais trouvée sans le jeu.

L'Inspecteur Chopini observe en silence une famille de lapins qui joue à un jeu de société. Une tasse de thé fume près de lui, un calepin trop petit dans ses pattes, son bus garé sous le lampadaire à travers la fenêtre.
Intervention chez les Lapin. La tasse de thé reste pleine.

Le bus

Le bus du Cabinet Chopini, repeint plusieurs fois, garé dans une vieille rue suisse. Coffre ouvert, étagères de jeux visibles, l'Inspecteur tend une boîte à un client blaireau.
Le bus du Cabinet, garé en double file, comme toujours.

L'Inspecteur ne se déplace jamais sans son bus. Un vieux bus repeint plusieurs fois, qu'il gare en double file devant chez vous.

Le coffre est aménagé pour recevoir tous les invités, petits et grands. Il y a des étagères basses pour les souris et les hérissons. Des étagères hautes pour les ours et les alligators. Un perchoir à l'arrière pour les chouettes. Et une niche matelassée pour les amis qui hibernent.

On reconnaît le bus à l'odeur de carton qui s'échappe quand l'Inspecteur ouvre les portes.